Réaménagement ministériel : l’APR monte au créneau et accuse le pouvoir de «dictature»
C’est une charge frontale qu’a lancée l’Alliance pour la République (APR). Le parti de l’ancien chef de l’État Macky Sall ne mâche pas ses mots pour fustiger le remaniement ministériel du 6 septembre, qu’il analyse comme la preuve d’une « dérive autoritaire » en cours.
Pour l’APR, l’évidence est criante : les portefeuilles clés de la Justice et de l’Intérieur ont été ajustés dans un seul but : assoir un contrôle absolu sur les leviers régalians de l’État. Une manœuvre d’un autre âge, un « parti-État » qui se construit sous les yeux des Sénégalais.
Mais derrière l’écran de fumée d’un simple réajustement technique, l’exécutif tenterait en réalité de masquer son impuissance. Impuissance face au FMI, impuissance face aux inondations qui paralysent le pays chaque hivernage, impuissance à créer des emplois et à relancer l’économie. Le gouvernement « Sonko 2 » et son plan de redressement seraient, selon l’APR, incapables de répondre à l’urgence économique.
Pire, le communiqué dépeint une « gouvernance tatillonne », empoisonnée par le « ressentiment » et instrumentalisant une justice aux ordres pour museler l’opposition, via ce qu’il nomme un « kidnapping politique » de ses élus.
Face à cette offensive, l’APR sonne la mobilisation générale. Elle en appelle à l’unité sacrée de toute l’opposition et à la vigilance des citoyens pour défendre l’État de droit et bâtir une alternative. La bataille politique vient de monter d’un cran.